Le Temps des cerises est une chanson de 1866, paroles de Jean-Baptiste Clément, musique d'Antoine Renard.
Cette chanson est si fortement associée à la
Commune de Paris que, dans les esprits, elle fut écrite pour elle.
Pourtant elle fut écrite sous
Napoléon III avant même la
guerre de 1870 (dont l'humiliation de la défaite française devait produire, en 1871, l’occasion favorable au déclenchement de la Commune). Un fait notoire est qu'elle fut dédicacée (mais après coup) par son auteur à une infirmière morte lors de la Semaine sanglante.
La chanson demeure associée à l'idée de liberté, de solidarité, et de résistance face à l'oppression. Elle véhicule aussi une certaine nostalgie et une certaine idée de gaieté populaire.
Chanson emblématique de l'identité de la Gauche française, elle fut interprétée le 10 janvier 1996 lors de l'hommage rendu au président socialiste François Mitterrand sur la place de la Bastille.
Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l’on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreille
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sur la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai point sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi vos peines d’amour
J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne pourra jamais fermer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur