mardi 16 octobre 2007

Automne


Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure,
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la feuille morte.
P. Verlaine

1 commentaire:

Anonyme a dit…

...À propos des feuilles mortes, voici un poème de Jacques Prévert:

LES FEUILLES MORTES
Oh je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce-temps-là la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais
C'est une chanson qui nous ressemble
Toi, tu m'aimais et je t'aimais
Nous vivions tous les deux ensemble
Toi qui m'aimais et je t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement sans faire du bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.